Choisir une pierre tombale, comment faire ?

pierre tombale

À la suite du décès tragique d’un proche, il est de votre devoir d’organiser un enterrement digne de ce nom afin de le rendre un dernier hommage. Parmi vos obligations, figure le choix d’une pierre tombale. L’exercice s’annonce complexe, car le marché en propose sous une pluralité de formes. Pour vous soulager de ce poids, découvrez les pistes à suivre afin de dénicher le bon modèle de tombe.

Privilégier les matériaux solides

Le matériau de fabrication détermine le choix de la pierre tombale. La durabilité est un critère fondamental, car le monument doit supporter les variations de températures et les intempéries de toutes les natures. Le granite répond à ce besoin de résistance. Dans la majorité des cas, les tombes ont été construites à partir de cette roche cristalline. Accessibilité et facilité d’entretien rassemblent ses avantages. La Chine et l’Inde constituent les principaux pays exportateurs de granit. Vous profitez d’une multitude d’options entre le Tarn Moyen France, l’Indian Juparana France, le Gris Zéphir Chine et le Labrador bleu France. Matériau de premier choix, le marbre rassemble les mêmes qualités que le granite. Seul bémol : son prix est assez onéreux. En raison de son aspect élégant, le matériau se prête davantage à la décoration en intérieur.

Moins coûteuse, la pierre blanche peut faire office de matériau de fabrication. Son apparence poreuse et rugueuse nécessite toutefois un entretien régulier. Elle ne peut se lisser, à l’inverse du granit, révélant un rendu peu esthétique. D’autres matières plus rares s’ajoutent à la liste : le bois, l’acier, le ciment mosaïque, le bronze et le verre. Ces matières sont disponibles auprès des entreprises spécialisées dans la marbrerie funéraire. Après avoir fixé votre choix, dirigez-vous vers le site www.tombe.fr afin de trouver un matériau conforme à vos exigences.

Se concentrer sur les critères esthétiques

Les critères esthétiques englobent : la forme et la couleur de la pierre tombale. Libre à vous de choisir un modèle selon les désirs du défunt de son vivant. Assurez-vous cependant de monter une tombe qui reflète sa religion, sa personnalité, son caractère et l’ancrage social de sa famille. La sépulture doit également susciter le respect et l’admiration, au moment de l’enterrement et durant les recueillements.

Les formes se déclinent en cercle, en rectangle ou en arche. Toutes les couleurs sont possibles : le noir, le gris, le blanc et le bleu, mais le choix repose sur la personnalité du défunt. S’il était d’une humeur joyeuse, il méritera une couleur chaude et claire. S’il avait tendance à se renfermer sur lui-même, une nuance sombre lui ira à ravir. Une photo, une plaque, une statuette ou des fleurs ajoutent une touche authentique et personnelle.

Plusieurs modèles de tombes existent en fonction des différentes composantes. Il y a la dalle funéraire ou dalle tumulaire, recouverte de sépulture. Le monument est installé à la verticale. À l’inverse, la stèle est placée à l’horizontale. Si votre budget le permet, optez pour une tombe avec une stèle et une semelle. Si le disparu a signé un contrat d’obsèques, vous devez vous soumettre aux exigences mentionnées dans le document.

Tenir compte du règlement du cimetière

Les autorités municipales imposent des conditions spécifiques relatives aux matériaux de construction, à la forme et aux dimensions de la pierre tombale. Le non-respect de ces règlements est passible d’une sanction. Afin d’éviter les différends, renseignez-vous au préalable auprès de votre mairie avant de faire votre choix.

Après le décès d’une personne, la commune offre un service à la famille du défunt. Précisément, elle fait don d’un terrain commun, appelé carré des indigents (anciennement fosse commune). La zone revient entre les mains des autorités au bout de cinq ans, dans le cadre d’une concession funéraire et en l’absence du renouvellement du contrat de la famille. L’enterrement obéit à quelques lois administratives. Vous devez tenir compte des distances réglementaires entre les tombes. Les couloirs facilitent la circulation et l’accès aux monuments. L’ossuaire (le lieu de conservation des ossements humains) est obligatoire. Toutefois, la loi ne donne aucune précision quant aux caractéristiques, du moment qu’il peut accueillir les restes mortels à la suite des reprises de concessions.

Bien que facultatif, le caveau provisoire est nécessaire. Il reçoit le corps du défunt avant l’inhumation définitive. Son usage s’opère après l’aval du maire. L’accord du propriétaire est aussi indispensable, si le caveau appartient à un particulier et non à la commune.

Considérer les pierres tombales d’occasion de la mairie

Les tombes d’occasion s’avèrent d’un grand secours dans le cas où le décès survient à un moment inopportun. Elles permettent de rendre un dernier hommage au disparu, de manière convenable et à moindre coût. Les tombes proviennent de concessions non renouvelées et de sépultures laissées à l’abandon. Outre l’argument économique, les pierres tombales de seconde main véhiculent aussi un argument écologique. Le recyclage réduit la surexploitation des carrières.

Pour l’achat, la mairie met en place une vente directe ou un système d’enchères. Les autorités vendent les tombes par pièce (semelles, pierres, stèles, soubassements, vases, jardinières, urnes, symboles religieux, …) ou dans leur intégralité. Le prix dépend de leur état, du style de sépulture et des composantes.

L’acquisition demande aussi une vérification minutieuse de l’état des monuments. Même si le prix revient à 10 fois moins cher, les frais de rénovation peuvent exploser votre budget. Pour éviter les mauvaises surprises, passez au peigne fin le niveau de dégradation de la roche ainsi que les éventuelles fissures et taches. Si la recherche se solde par un échec, il reste les petites annonces en ligne. Les annuaires recèlent des propositions de particuliers souhaitant mettre leur monument funéraire en vente.