Explications sur le déroulement des funérailles laïques ou civiles

Laic Funerals by Marco Pannella.
Credits : Luca di Ciaccio

Sin des temps les plus anciens, le rite funéraire a une fonction importante, qui est de se souvenir de la vie du défunt et de rendre hommage à sa mémoire, en permettant aux parents et aux amis d’exprimer leur chagrin et d’entreprendre ensemble le voyage vers l’élaboration du deuil et la reprise de la vie.

La plupart des rites funéraires d’aujourd’hui comportent des éléments sacrés et religieux qui, selon le credo de référence, peuvent guider le déroulement de la cérémonie de différentes manières.

Une alternative à la fonction religieuse traditionnelle est les funérailles laïques (ou civiles), une option qui peut être envisagée par les familles non croyantes ou dans les cas où le défunt ne professait aucune sorte de croyance (ou avait précédemment exprimé le souhait d’avoir des funérailles laïques avec des dispositions testamentaires).

Les funérailles laïques permettent de faire le dernier adieu au défunt dans une cérémonie sans référence à la religion. Lors d’une cérémonie laïque, il est d’usage de célébrer la mémoire d’un être cher par une nouvelle de sa vie, le tout accompagné de musique et de lectures. Il n’y a pas de prières pendant le rituel, ni de lecture de textes religieux.

La célébration de funérailles laïques ou civiles peut avoir lieu dans des salles communes spéciales, appelées Sale del Commiato : ce sont de grandes salles, assez grandes pour accueillir plus de cent personnes, meublées de manière sobre et digne et sans références religieuses. Bien que l’existence d’une salle de fête dans chaque municipalité soit prévue par le décret spécial du Président de la République 285/90, à ce jour, toutes les municipalités italiennes n’en disposent pas : à cet égard, les solutions alternatives pour l’organisation de la cérémonie peuvent être la maison du cher disparu, la maison du conseil municipal ou une chambre d’hôtel spécialement préparée à cet effet.

La tâche d’officialiser les funérailles civiles peut être déléguée à des célébrants et à un personnel spécial, souvent mis à la disposition de la municipalité à laquelle ils appartiennent, qui ont suivi une préparation spécifique et peuvent donc offrir une disponibilité et un soutien pour ce type de cérémonie. Le rite funéraire séculier peut toutefois être célébré par un parent ou un ami de la personne disparue. Outre le fait que la cérémonie séculière ou non religieuse n’est pas liée au respect de règles ou de formules particulières, il est toutefois possible d’identifier certaines phases qui en sont généralement à la base.

La cérémonie commence par un bref discours d’introduction, qui a pour fonction d’accueillir les personnes présentes et d’expliquer brièvement en quoi consiste la cérémonie laïque et pourquoi il a été décidé d’y recourir dans la circonstance spécifique.

suivent quelques réflexions sur la vie et la mort de ceux qui officient le rituel ; pour mieux exprimer leurs concepts, ils peuvent également avoir recours à la lecture de textes, poétiques ou en prose. Cette partie du rituel funéraire, en plus d’ajouter de la dignité à l’heure actuelle, a le rôle important d’aider les personnes présentes sur le chemin du deuil.

L’étape suivante, qui peut être considérée comme le cœur du rituel funéraire civil, est celle de l’éloge funèbre. Au cours de cette phase, la personne disparue est célébrée, retraçant sa vie et se souvenant de ses vertus et de ses bonnes qualités dans une perspective toujours objective et réaliste, ce qui peut donc aussi laisser la place à la mention d’éventuelles faiblesses ou insuffisances, entièrement humaines. Pour mieux raconter la vie du cher disparu, on peut utiliser des histoires et des anecdotes sur la personne, y compris des épisodes particuliers qui font sourire.

L’éloge funèbre est suivi de l’adieu, l’un des moments les plus délicats et les plus chargés d’émotion de toute la cérémonie, au cours duquel la famille, les amis et les personnes présentes adressent le dernier adieu au cher disparu et prennent congé de son corps, remettant son souvenir à son cœur.

Le rite commence donc à la fin ; l’officiant le reconnaît aux personnes présentes et peut exprimer sur un ton personnel quelques mots de réconfort supplémentaires. À ce stade, toutes les instructions de la famille pour les offrandes commémoratives et autres sont également fournies. À tous les stades de la cérémonie, il est bon d’essayer de respecter les goûts et les inclinations personnels du cher disparu, en veillant à ce que le rituel reflète pleinement sa personne.

Les funérailles laïques sont un rituel qui peut donc se substituer au service religieux dans les cas où le disparu n’avait pas la foi, pour permettre aux amis et aux connaissances d’exprimer leurs condoléances pour la mort du cher disparu dans une cérémonie conforme à sa vie et à ses choix.